Explornation : le Guide touristique participatif

10 10 2008

 

Au confluent de wikipédia et du guide du routard, explornation est un guide touristique communautaire où les internautes partagent leurs expériences.

http://www.explornation.com/ : « le guide touristique dont vous êtes le héros »

Plus détaillée et personnalisée qu’un guide standard, cette formule permet aux lecteurs d’avoir des conseils en provenance de profils semblables au leur (âge, centre d’intérêt, budget) et de lier des contacts sur la plate-forme d’échange.

Lancé depuis quelques mois, le site est utile, pratique et bien pensé.

Ci-dessous, explication de la créatrice à laquelle vous pouvez envoyer vos remarques : elise@explornation.com

msm





La caméra enregistrante…prix Nobel de la littérature

9 10 2008

Brée qualifiait son style narratif de caméra enregistrante. Jean-Marie le Clezio reçoit le prix Nobel de la littérature 2008.
Il devient le 14e français à obtenir la distinction suprême des écrivains de talent. La France est ainsi le pays qui compte  le nombre le plus important de prix Nobel de la littérature.

Comparé à Nathalie Sarraute ou à Michel Butor, l’écrivain a été distingué comme « l’explorateur d’une humanité au-delà et en dessous de la civilisation règnante ».
Influencé par la littérature française mais également anglo-saxonne (Joyce, Stevenson) « JMG » a été distingué très tôt comme écrivain d’exception.
A l’âge de 23 ans, il reçoit le prix Renaudot. En 1980, c’est le prix Paul Morand de l’Académie Française qui lui a été décerné.

Réalisme de Sartre, poésie transportant dans un au-delà, cet au-delà des mots que Jankélévitch reconaissait à la Musique, sa technique narrative, appréciée des philosophes Deleuze ou Foucault, a pu être qualifiée de « métaphysique-fiction »

« Ils étaient devenus, depuis si longtemps, muets comme le Désert, pleins de lumière, quand le soleil brûle au centre du ciel vide, et glacés de la nuit aux étoiles figées. »

Désert reste incontestablement l’oeuvre la plus emblématique de l’auteur qui a pu s’attacher aux thèmes de la solitude ou de la souffrance. Ourania quant à elle concentre son message sur l’impossible fondation d’une société idéale.

Jean-Marie le  Clezio reçoit le prix Nobel de la littérature et s’inscrit auprès des plus grands noms de notre histoire littéraire.

Le prix Nobel de la littérature, institué en 1901 a précédemment été décerné à

Sully Prudhomme (1901) Frédéric Mistral (1904) Romain Rolland (1915) Anatole France (1921) Henri Bergson (1927) Roger Martin du Gard (1937) André Gide (1947) François Mauriac (1952) Albert Camus (1957) Saint John Perse (1960) Jean-Paul Sartre (1964) Claude Simon (1985) Gao XingJian (2000)

msm





Catch-up TV : premier bilan et nouveaux enjeux

8 10 2008

Catch-up TV : premier bilan et nouveaux enjeux

 

Ce service gratuit de télévision de rattrapage, qui avait pour objectif de moderniser la télé en s’adaptant aux nouveaux usages, a la côte chez Canal + et M6. D’une part car il permettrait à la chaîne cryptée de diminuer son taux de résiliation et d’autre part, pour M6, car la rentabilisation du service s’annonce plus tôt que prévu, 2009 au lieu de 2011. En effet, les annonceurs semblent s’être pris au jeu, la catch-up TV semblant être un bon lieu d’exposition sur Internet : 30 millions de vidéos visionnées et 1 million de visiteurs uniques par mois. Un Français sur deux aurait même d’ores et déjà regardé la télé en différé via ce service.

Pour les deux chaînes, la catch-up TV est vraiment voulue comme une télévision de complément et non de substitution pour ne pas porter préjudice aux revenus publicitaires de leur antenne. On vise également à ce que ce nouveau service viennent contrecarrer le piratage, notamment sur les séries américaines.

La catch-up TV semble gagner progressivement son pari de devenir un réel relais de croissance et de revenus pour les chaînes privées. On estime aujourd’hui que ce service représentera d’ici à 2012 une source de revenus de l’ordre de 100 millions d’euros par an (source : NPA Conseil). Pour atteindre un tel niveau, grâce au concours des annonceurs, il semble toutefois encore manqué un outil d’audience fiable et sophistiqué au on-line advertising.

 





Economie du cinéma français : quelques chiffres de l’Ecole des Mines publiés dans Le Monde

8 10 2008

Le Monde du 5 octobre révèle qu’ « une étude, encore confidentielle, du Centre d’économie industrielle de l’Ecole des mines de Paris fait apparaître que l’immense majorité des films français ne sont pas rentables ». Et ça n’ai pas vraiment une surprise.

 

162 films français produits en 2005 ont servi de base de travail et on été suivi pendant deux ans d’exploitation : salles, vidéo, chaînes de télévision cryptées et en clair, ventes à l’étranger. « Seuls 15 longs métrages ont recouvré leurs dépenses de production et de distribution. Seuls 12 % des films étudiés sont rentables.  » Reste à savoir si cela changerait quelque chose si l’on considérait l’exploitation sur une période plus longue, avec des ventes vidéo et TV supplémentaires pour certains titres.

« Cette étude, réalisée par Olivier Bomsel et Cécile Chamaret et financée par l’Agence nationale de la recherche, confirme celle de 1996, qui montrait que seuls 15 % des films gagnaient de l’argent. »

 » Les recettes des 162 films de 2005 s’élèvent à 475 millions d’euros pour un investissement de 872 millions. « 

« Ces chiffres cachent d’extrêmes disparités : les 15 films bénéficiaires totalisent des recettes comprises entre 167 et 250 millions d’euros pour un investissement de 125 millions d’euros. Les films chers sont ceux qui s’avèrent le plus souvent rentables : 19,3 % des films de plus de 7 millions le sont, 11,6 % pour les films moyens (3-7 millions d’euros de budget), 3,9 % pour les petits (1 à 3 millions d’euros) et aucun pour les moins de 1 million d’euros. Mais certains films chers peuvent aussi provoquer des pertes abyssales. » Qu’en est-il d’Astérix aux jeux olympiques par exemple?

« Compte tenu des risques forts de l’industrie et du taux de succès supérieur des films chers, plus la filière est subventionnée (…), plus les bénéfices sont capturés par des acteurs privés échappant aux obligations d’investissement. » Il apparaît donc d’après l’étude que ce sont  les producteurs intégrés aux réseaux d’exploitation des salles ( UGC, Pathé, Gaumont, ou MK2) qui profitent le plus des succès et de la mutualisation des pertes.

Les  films dont le budget est inférieur à 3 millions ne parviennent presque jamais à couvrir, par les recettes en salles, leur investissement de mise sur le marché. On peut alors se demander si l’on ne pourrait pas adapter d’une certaine manière la chaîne de valeur de ses films, qui suivent pour l’instant celle des plus gros, pour améliorer leur rentabilité.

Concernant les sources de revenus, c’est toujours les chaînes cryptées et Canal Plus qui tiennent le haut du panier (51 %), loin devant les salles (38 %), l’exportation (6 %), les chaînes en clair (3 %) ou les DVD (2 %). « Pour les films de moins de 7 millions d’euros, la télévision cryptée représente même 60 % des recettes. Pour les films américains, c’est le contraire : 53 % des revenus viennent de l’exportation, 25 % de la vidéo, 11 % des salles et 10 % des télévisions. »

Point essentiel de l’étude : les auteurs remettent en cause, à l’image de nombreux acteurs de l’industrie,  la chronologie des médias. « Il n’y a pas de raison pour que des films peu valorisés en salles soient pénalisés par une réglementation qui cible les grands succès. »