Génération MEDEF Le club des jeunes entrepreneurs

25 03 2008

Fort du lancement de Génération MEDEF, le MEDEF Paris vous donne rendez-vous le 27 mars de 19H à 21H dans un bar du 6e arrondissement.Pour celles et ceux qui ne connaîtraient pas encore Génération MEDEF, ce club rassemble des chefs d’entreprise de moins de 35 ans qui adhèrent aux valeurs du MEDEF et de Laurence Parisot.Ce club se réunira un jeudi par mois dans un cadre informel et convivial.

Pour le 27 mars, les règles sont simples :

– pour vous inscrire, contacter Laurence  Thurion;

source Laurence Thurion

http://www.eklectik.info

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La méthode de l’actor’s studio

23 03 2008

Tautologie à part, la méthode, est une méthode qui ne peut néanmoins être définie comme une méthode.

Pas plus de 60 ans et la quasi totalité des stars actuelles qui en proviennent : Marlon Brando, Nicole Kidman, Leonardo di Caprio…L’actor’s studio ne forme pas des mimes, mais permet à chacun, par un long travail en profondeur, d’exprimer toute sa singularité d’acteur. Créer l’émotion chez l’autre, parcequ’on la vit d’abord soi-même.

La méthode n’est ni un système, ni une méthode à proprement parler, car elle ne s’occupe pas des résultats à obtenir et de ce fait n’établit pas de règles pour ce que l’on doit faire. Ce n’est pas une direction, ni un style. On pourrait la comparer au placement de la voix. Elle a pour seul but de montrer à l’acteur le chemin à suivre. Comment il peut aller à la recherche de ce que lui seul peut trouver et qui, une fois trouvé, ne peut pas être répété une deuxième fois et doit être redécouvert.

« Tout art est la restitution, dans le calme, de sensations et de sentiments déjà éprouvés » (Lee Strasberg)

Strasberg soutient que « tout grand acteur travaille sur deux sphères », à savoir : le travail sur lui-même et  sur son rôle.

La formation à l’actors studio combine le travail sur le rôle , avec un accent mis sur la recherche et l’expérimentation personnelle de la vie du rôle, et du travail sur soi-même, ce qui renforce l’investissement personnel de l’acteur avec son implication à la mémoire, l’expérience, et ses vues sur le monde.

3 grandes étapes structurent ce travail en profondeur :

1/ La relaxation

2/ La concentration

Strasberg donnait la priorité à la volonté et à la discipline : « la volonté se tient à la racine de toute action sur scène »

a- l’objet, la mémoire sensorielle

b- la mémoire affective

c- l’émotion

3/ Le sens de la vérité et l’engagement

Easty caractérise ainsi la « méthode » :

« La grande différence dans notre métier se trouve bien entre « avoir l’air » et « devenir » son personnage » (On Method Acting)

En France, la « méthode » ne fut jamais réellement enseignée. En effet, l’Ecole française, dérivée d’une culture théâtrale dite « classique » reste opposée, dans son essence, à la « méthode ».

La source organique de l’inspiration, l’imagination créatrice se heurte à l’esprit cartésien, qui veut comprendre et reproduire, imiter, sans se soucier de l’essence même de la vie, de la réalité, des sensations, des émotions de l’acteur et du rôle.

L’association version française milite pour une reconnaissance et une diffusion de la méthode de l’actor’s studio sur le territoire national.  L’enseignant des ateliers, Joël Bui est l’un des rares français formé intégralement à la méthode, à New York.

Parmi les acteurs français formés à la méthode, citons Jean Reno, Juliette Binoche ou encore Fanny Ardan.

 tournesol





Mediapart: nouveau journal payant en ligne

20 03 2008
Mediapart est un nouvel arrivant dans le secteur surpeuplé de l’information en ligne. Fondé par Edwy Plenel, ex-personnalité influente du journal Le Monde, ce journal numérique compte bien se faire une place sur le marché malgré un pari économique surprenant: Mediapart sera sans publicité, mais intégralement payant.

Les articles sont en accès libre jusqu’à dimanche, il est donc encore possible de vous faire une idée du contenu. On peut d’ores et déjà saluer la maquette très réussie du site, qui réussit à être à la fois lisible, élégante et sophistiquée. Le journal sera actualisé trois fois par jour (9H00, 13H00, 19H00) et la rédaction compte à l’heure actuelle 26 journalistes professionnels qui ont quitté leurs médias d’origine. L’interactivité est très poussée, avec notemment une section appellée “Le Club” ayant apparement vocation à proposer une vision contributive de l’actualité.La question principale étant: le modèle payant est-il tenable sur internet? Les fondateurs de Mediapart estiment qu’il faudra entre 50 et 60.000 souscripteurs pour rentabiliser l’opération. Le succès ou l’échec de l’entreprise sera probablement conditionné par la qualité des articles: si l’information est réellement plus précise ou mieux analysée, qu’ailleurs, alors peut-être certains seront-ils tentés de payer pour y accéder. Mais comment sera-t-il possible de juger de la qualité des articles si tout le contenu est inaccessible aux non-membres?

Il est intéressant de constater que les acteurs traditionnels de la presse empruntent des modèles numériques assez différents: le site de Libération par exemple reprend intégralement les articles du journal du jour et se finance grâce à la publicité (l’accès aux archives étant payant). Le net permet à Libération de proposer des contenus multimédias, des blogs de journalistes mais aussi des sites locaux (LibéLyon, LibéMarseilles…). Le Figaro suit la même démarche, mais il semblerait que les articles soient accessibles gratuitement encore plus longtemps.

Idem pour le site du Monde, sauf que les rédactions papier et online sont séparées: ainsi on peut lire en ligne des articles exclusifs, et inversement certains articles du journal papier ne sont pas repris sur internet.





Eric Besson, secrétaire d’Etat à l’économie numérique

18 03 2008

La création du secrétariat a l’économie numérique, promise lors de la campagne présidentielle de 2007, vient d’être confiée à Eric Besson.

La biographie du Ministre est disponible ci-dessous :

http://www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/biographie_5/eric_besson_secretaire_etat_56409.html

Ce secrétariat d’Etat devrait permettre de hisser la France et ses entreprenautes au premier rang, au plan international.

Je reviendrai plus avant sur les enjeux et les priorités dudit secrétariat d’ Etat prochainement.





Birdmonster, un exemple à suivre …

9 03 2008

… Ou quelles sont les possibilités offertes par Internet aujourd’hui, aux jeunes artistes pour percer dans le milieu de la musique.

On a parlé dans ce blog de nouveaux types de majors tels MyMajorCompany, qui s’appuient sur un financement provenant d’un système communautaire pour lancer un jeune artiste. Mais, malgré cette approche à la web 2.0, le principe de ce type de production reste assez classique. Il s’agit plus précisément de :

a)      Dénicher des talents, 

b)      Financer le lancement de ces talents, c’est-à-dire l’enregistrement d’une maquette ou la production de leurs albums… (un peu comme le ferait une capital venture pour une start up). Dans le cas de MyMajorCompany, le capital de lancement est mobilisé via une communauté de particuliers comme vous et moi.

c)      Assurer la distribution des titres produits,

d)     Mettre en place et gérer le marketing de l’artiste ou du groupe produit.

Néanmoins, n’y aurait-il pas un autre moyen pour un jeune artiste d’arriver à se faire connaître du public ? La puissance d’Internet et des outils informatiques actuels ne permettraient-ils pas à un jeune talent de court-circuiter le modèle établi par les majors et d’autofinancer son lancement ? Le cas échéant, comment ?

On l’a vu, l’initiative de Radiohead de distribuer en ligne son dernier album au prix souhaité par le client est louable mais ne fonctionne que pour un groupe au succès déjà bâti.

Alors, que penser de tous ces jeunes artistes qui tentent de percer via des plateformes de partage, telles que Dailymotion ou Youtube ? Leur méthode est-elle suffisante et efficace ?  

Je n’ai pas la prétention de pouvoir apporter une réponse exhaustive à cette question délicate. Mais je pense que l’exemple que je vais détailler ci-après et qui est tiré de l’excellent ouvrage de Chris Anderson[1], peut apporter des éléments de réponse.

birdmonster.jpg

 

Il s’agit de la remarquable ascension du groupe américain Birdmonster. Comme le souligne C. Anderson, ce groupe est un bon exemple de ce que les possibilités d’Internet peuvent apporter à un jeune artiste en soif de succès. En effet, la démarche suivie par le groupe est révélatrice et se résume de la façon suivante :

1-      Se faire connaître des propriétaires de bars et clubs

Comme tout nouveau groupe de rock, Birdmonster a débuté en luttant pour décrocher des mini-concerts et autres performances lives dans des clubs et bars. Mais au lieu de démarcher les propriétaires de ces lieux pour arracher un créneau de libre en tant que tête d’affiche, le groupe a eu la bonne idée d’utiliser le moteur de recherche Google : afin de dénicher les premières partie de « tête d’affiche » vacantes, les membres du groupe entraient les lettres TBA (To Be Announced) associées à des noms de clubs locaux. En effet, le planning des clubs est désormais très souvent disponible sur le net, mettant ainsi cette info à la portée de tous. C’est ainsi que le groupe a pu effectuer ses premières prestations en public.

2-      Constituer une communauté de fans

Mais attirer l’attention des propriétaires de bar n’est pas suffisant, il faut également attirer un public et constituer une communauté de fan. Pour cela, Birdmonster a fait sa promotion via du marketing online. Le groupe a notamment effectué du emailing afin d’inciter ses fans à s’inscrire comme « amis » sur sa page MySpace et a également mis en ligne quelques uns de ses morceaux, les date de concerts ou encore des photos de soirées.

Le groupe est également allé voir des radios Internet, qui n’ont pas les mêmes contraintes que les radios hertziennes traditionnelles, afin que celles-ci diffusent ses titres.

3-      Production et distribution

Birdmonster a ensuite pris l’initiative de s’autoproduire et d’enregistrer trois morceaux sur un mini album dans un studio d’enregistrement indépendant. Puis, le groupe est allé voir la société américaine CD Baby afin de lui faire écouter sa maquette. Pourquoi CD Baby ? Car elle vend via Internet et par consignation, des albums d’artistes indépendants. Plus particulièrement, CD Baby numérise l’album et transfert les morceaux numériques à des plateformes de musique en ligne, telles Itunes, afin qu’ils puissent être achetés et téléchargés en streaming comme n’importe quel autre morceau, hit ou non.     

Enfin, pour renforcer sa promotion, le groupe a également envoyé certains morceaux à différents blogs MP3. Obtenant de bonnes critiques sur certains d’entre eux, cette démarche a renforcé la visibilité de leur album.

4-      Moralité

Le nombre de fans du groupe grandissant, Birdmonster a été assez rapidement contacté par des managers de labels, afin de signer un contrat. Mais, chose étonnante, le groupe a décliné ces propositions en déclarant : « We’re not anti-label in principle, but the ratio of risk versus reward didn’t add up ».

Ainsi Birdmonster n’a pas eu besoin des services d’une major pour démarrer sa carrière.

En effet, le talent du groupe était déjà repéré par les fans via Internet et les enregistrements d’albums pouvaient être réalisés à faible coût directement chez les membres du groupe. Il ne leur restait alors plus qu’à assurer la distribution de leur album en ligne, via des sociétés comme CD Baby ou Cinderblock pour atteindre des plateformes telles que I-tunes, Rhapsody … Rien qu’en utilisant des outils de marketing online gratuits (MP3 blogs, MySpace…) .

Un bon exemple à suivre …

 AGL


[1] The Long Tail, Chris Anderson, Editions Hyperion, 2006.